Historique d'Arles-sur-Tech
Le monastère, tout d'abbord installé dans les murs des anciens thermes romains (actuelle Amélie-les-bains "El Banys d'Arles"), il s'est ensuite transféré après destruction sur l'actuel site d'Arles-sur-Tech.
La ville d'Arles-sur-Tech s'est construite de façon circulaire autour de l'Abbaye (voir plan ci-dessous). Durant l'époque féodale, Arles-sur-Tech fut victime d'épidémies de peste, d'attaques d'ours, de bêtes féroces et des terribles Simiots (monstres à tête de singe). L'abbé partit alors chercher conseil à Rome et revint avec les reliques d'Abdon et Sennen. Dès lors, le village retrouva calme et sérénité (voir la Sainte Tombe).
Si l'abbaye est à lorigine de l'essor économique, c'est en raison des riches mines de fer du Canigou (Mines de Batère, exploitées depuis longtemps), de la production de charbon de bois sur les pentes boisées et, par voie de conséquence, de la libération de vastes pâtures pour l'élevage ovin. Le tissage de la laine est une spécificité ancienne d'Arles et de ses environs.
Au XIXè siècle, la bourgeoisie d'Arles ne reste pas à l'écart de la révolution industrielle et de l'expansion coloniale : le travail du coton remplace celui de la laine (les usines Camo emploient 150 personnes dans les années 20-30). À cette activité il faut ajouter chocolaterie, agriculture forestière et arboriculture (châtaigniers et pommiers), thermalisme, et toujours les forges, jusqu'à ce que la concurrence des mines du Nord entraîne leur fermeture (les mines de Batère ne fermeront qu'en 1987) . Il faut noter que cette expansion économique aurait été impossible sans l'aménagement d'un réseau routier et de voies ferrées (le train arrive à Arles en 1898) mais furent emportées par l'Aïguat en 1940 (très fortes pluies qui entrainent la crue du Tech).
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